Publicité

Madagascar–Enseignement supérieur : Menace d’une année blanche

23 juin 2012, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les étudiants se trouvent dans la tourmente. Le syndicat des enseignants de l''''Enseignement supérieur ne veut pas entamer l''année universitaire.

«L''année blanche ne serait pas à écarter », a déclaré Fidèle Raharimalala, président du syndicat des enseignants-chercheurs de l''enseignement supérieur (Seces) section Antananarivo hier, après leur assemblée générale à Ankatso.

Fatigués de scruter chaque mois leur bon de caisse pour voir si l''État a payé l''alignement de leur grille indiciaire et les autres indemnités ou pas, les membres du Seces section Anta¬nanarivo, ont voté avec une large majorité, la tenue d''une année blanche pour l''année scolaire 2010-2011 hier. « Le gouvernement nous a promis de payer nos droits au mois de mai. Nous avons accepté son report, à cause d''une procédure administrative au mois de juin. Mais la déception était totale cette semaine, au moment de recevoir le bon de caisse », a expliqué Fidèle Raharimalala. Le secrétaire général du ministère de l''Enseignement supérieur, André Totohasina, semble dépassé face à cette situation et cette déclaration du Seces. « Nous ne nous occupons pas de question financière. Le ministère de l''Enseignement supérieur est un ministère technique. La commission ad''hoc a déjà fait son travail. Aussi le responsable doit débloquer cette somme pour résoudre ce problème », esquive t-il.

Les jeunes en otage

À l''entendre, le Seces ne réclame que 6 milliards 200 millions d''ariary par an, pour satisfaire ses revendications. « Il ne faut pas prendre en otage les jeunes. L''année blanche ne devrait pas avoir lieu », a lancé André Totohasina. La présidente du Seces, section Antananarivo ne veut pas être non plus catégorique sur ce sujet, même si elle a annoncé fermement l''éventualité d''une année blanche. « Ce sera le conseil national du Seces la semaine prochaine qui va trancher définitivement sur la position à prendre », a-t-elle nuancé.

L''inquiétude se lit sur le visage des étudiants, notamment les nouveaux bacheliers après cette déclaration. « Nous ne savons plus quoi faire. Dix mois après l''annonce du résultat d''examen du baccalauréat, nous n''avons encore rien fait », se plaint Tahiana Rahamefy, nouvelle bachelière venue se renseigner à la faculté des Lettres et sciences humaines avec ses amis, hier à Ankatso.


Vonjy Radasimalala
(Source : L’Express de Madagascar)

Publicité