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Madagascar-Partenariat : Le secteur privé dans l''embarras

28 juillet 2012, 20:00

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Madagascar-Partenariat : Le secteur privé dans l''embarras

Le comité restreint qui discute des doléances du secteur privé se réunira au début du mois d''''août. Ce dernier commence à perdre espoir.(Photo : Pour le vice-Premier ministre de l’Économie et de l’industrie, Pierrot Botozaza (à g.), le problème ne sera pas résolu dans cette période transitoire.)

Une perte de temps. Certains membres du secteur privé commencent à se demander si l''État n''est pas en train de les mener en bateau. Aucune de leurs doléances n''a encore été satisfaite, jusque-là. Le Premier ministre du gouvernement d''union nationale, Omer Beriziky, continue pour sa part à soutenir que des solutions seront trouvées. Celles-ci seront déterminées par ordre de priorité. Un comité restreint a été mis en place afin de les identifier. Une réunion de ses membres est, selon le Premier ministre, prévue le 6 août. Ils aborderont, entre autres, la loi sur l''exportation et le gel du permis minier.

La rectification de la loi de finances, qui fait aussi partie des requêtes du secteur privé, ne sera pas à l''ordre du jour. Hery Rajaonarimampianina, ministre des Finances et du budget, confie que la révision dépend d''un grand changement, notamment de la situation générale du pays. Tant que le financement extérieur ne revient pas, il est peu probable que l''Etat accepte de se soumettre à cette demande.

Argument optimiste

Depuis la crise, le pays vit pratiquement des impôts et taxes versés par le secteur privé. Hery Rajaonarimampianina laisse, cependant, entendre une note d''optimisme. « L''Union européenne s''est prononcée pour 100 millions d''euros. La Banque mondiale a restructuré ses projets d''un montant de 200 à 250 millions de dollars. Il y a également le financement de la Banque africaine de développement. C''est pour dire qu''ils sont déjà là, les bailleurs », argumente le ministre.

Pour ce qui est de la question d''énergie, qui appartient également aux maux du secteur privé, Pierrot Botozaza, vice-Premier ministre de l''Économie et de l''industrie, a fait comprendre que ce problème ne sera, probablement, pas résolu pendant cette période de Transition.

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