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Rencontre Rajoelina-Ravalomanana : La SADC se fait attendre

10 juillet 2012, 20:00

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Rencontre Rajoelina-Ravalomanana : La SADC se fait attendre

 Le bloc économique régional n’a pas encore officialisé le calendrier de la rencontre entre le président de la Transition et l’ancien président de la République.

La Troïka, organe de coopération de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) fait durer le suspense. Elle se donne du temps pour annoncer le face-à-face entre Andry Rajoelina, président de la Transition, et l’ancien président Marc Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud.

« La rencontre aurait lieu même si jusqu’à maintenant, aucune date n’a été fixée. Cela devrait se faire bientôt », a indiqué lundi Me Hanitra Razafimanantsoa, vice-présidente du Conseil supérieur de la transition (CST), membre de la délégation de la mouvance Ravalomanana.C’est ainsi qu’elle a résumé la rencontre entre les ténors de la mouvance Ravalomanana avec les membres du Bureau de liaison de la SADC, lundi. Tout comme les autres dirigeants de l’entité présents à Ankorondrano, elle a évité d’évoquer les détails du contenu des discussions.

« Pas de tractations en coulisses »

D’après certaines indiscrétions, la mouvance Ravalomanana a demandé à rencontrer les membres du Bureau de liaison pour leur signifier la nécessité d’accélérer la tenue du face-à-face entre les principaux protagonistes de la crise. Mais elle n’a souhaité ni confirmer ni infirmer cette information. Par contre, elle a rejeté d’une manière catégorique les affirmations selon lesquelles des tractations se déroulent en coulisses entre les deux camps, comme l’avait suggéré Andry Rajoelina.

Le Sommet de la SADC du 1er juin à Luanda avait réclamé la rencontre entre les deux principaux protagonistes de la crise. Il l’avait considérée comme « urgente ». À entendre Pierrot Rajaonarivelo, ministre des Affaires étrangères, la date du face-à-face aurait dû être annoncée la semaine dernière. Ce qui n’est pas le cas plus d’un mois après la déclaration des chefs d’État et de gouvernement du bloc économique régional.

Dans une certaine mesure, une telle position est confirmée par la déclaration de Mamy Rakotoarivelo, chef de délégation et président du Congrès samedi. Ce dernier avait prévenu des « conséquences graves de l’enlisement de la situation ». Il avait regretté la  « tergiversation de la SADC » dans l’organisation du rendez-vous.

Les partisans d’Andry Rajoelina se posent également des questions sur l’évolution de la situation. « Chacun interprète à sa façon ce qui est urgent », a lancé Lanto Rakotomavo, secrétaire nationale du Tanora malaGasy Vonona, parti fondé par Andry Rajoelina, et vice-présidente du CST, avec une pointe d’ironie. Les membres du Bureau de liaison se montrent, eux,  discrets sur la démarche liée à l’organisation de la rencontre.

(Photo : Les ténors de la mouvance Ravalomanana sont confiants).

(Source : Iloniaina Alain/L’Express de Madagascar)

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