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Comores : Des femmes comoriennes maltraitées en Arabie Saoudite

28 mars 2012, 20:00

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Comores : Des femmes comoriennes maltraitées en Arabie Saoudite

Ce dimanche 25 mars, dix femmes sont retournées à Moroni après un séjour mouvementé en Arabie Saoudite. Elles sont parties travailler mais l’expérience a tourné au cauchemar.

Maltraitance et viols étaient leur quotidien. C’était aux environs 3h du matin qu’elles ont atterri à Moroni en provenance de Dammam en Arabie Saoudite. Ce dimanche matin, elles ont pris d’assaut le ministère de l’emploi pour exposer leur calvaire. Ces femmes sous contrat avec l’agence de recrutement saoudienne Al Khalifa dénoncent les conditions de vie qu’elles ont vécues en terre saoudienne. Avec un contrat de deux ans pour la plupart d’entre elles, elles n’ont fait qu’un mois et quelques jours. « Le contrat qu’on avait signé avec le ministère de l’emploi n’est pas respecté », disent-elles.

Tentatives de viols

On leur  a dit qu’elles  seraient bien traitées, et c’est tout à fait le contraire. « Le pire nous n’avions ni repos ni à manger et même un endroit où dormir. Je dormais à la douche », martèle Soibrata Ahamada, une des femmes qui sont arrivées dimanche. Et comme si la maltraitance ne suffit pas, ces femmes ont été victimes de tentatives de viols. « A tout moment, les patrons voulaient nous violer », poursuit-elle.

Dans le contrat signé entre le ministère de l’emploi et l’Agence de Recrutement Al Khalifa, il était convenu qu’elles travailleraient 8 heures par jour, avec un jour de repos le vendredi et qu’elles  seraient logées dans une maison normale, mais tout cela, selon ces femmes n’est pas respecté.

« Dès mon arrivée, je me suis trouvée dans un bâtiment de deux étages avec 60 chambres dont je devais assurer tout le ménage. Je travaillais de 5h du matin jusqu’à 1h du matin », explique Soibrata Ahamada. Une autre femme qui vient d’Anjouan, elle en avait marre de la situation qu’elle endurait. « Chaque jour, je me battais avec mon patron car il voulait me violer et moi je refusais », lance Sanadia Majani.

« Le travail était dur »

Une autre femme qui a vécu ces moments est soulagée de revenir au pays. « A part les maltraitances, le travail était dur. Ils nous disaient même de nettoyer tout le bâtiment », démontre Fatima Islam. Vu ces conditions, ces femmes se sont révoltées et elles ont demandé à rentrer dans leur pays. Mais la nouvelle n’a pas plu au grand patron. Il a exigé que chacun paie 1 million de francs comoriens avant de partir.

« Le grand patron nous dit de signer ce contrat sinon là où nous serions mis, notre président ne nous verrait jamais. On était obligé de signer pour sauver notre peau », confirme Hachmia, une des femmes qui parlaient un peu leur langue. Au  ministère de l’emploi, ils  proposent de ne pas faire de bruit et affirment qu’ils vont prendre les choses en main. Interrogé sur cette question, le ministère de l’emploi ne dit pas un mot.

Mais selon une source proche du dossier, « il y avait un problème sur le contrat. Le premier contrat ne plaisait pas au ministère et ils ont exigé qu’il soit changé et qu’il soit aussi traduit en français. Le contrat est changé mais au final, c’est la première version qui a été utilisé et qui a causé tout ces problèmes ».

(PHOTO : Des femmes comoriennes à Moroni lors de la Journée international de la femme).

(Sources : Hzk-Presse & Wong).
Lire l’article sur sosdemocratiecomores.skyrock.com

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