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Comores: l’OMS plaide en faveur d’une hausse du budget de la santé

7 mars 2011, 20:00

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Comores: l’OMS plaide en faveur d’une hausse du budget de la santé

Le directeur régional de l’OMS, le Dr. Luis Gomez Sambo, a plaidé lundi en faveur d’une augmentation du budget de la santé publique.

Le haut cadre de l’Organisation mondiale de la santé, en visite aux Comores depuis dimanche, soutient que les pays africains devraient  allouer au moins 15 % de leur budget national au secteur de la santé publique. Or, aux Comores, la dotation budgétaire accordée à la sante est seulement de 5 % malgré les besoins pressants de ce secteur, écrit  le quotidien comorien, Albalad.

Le Dr. Sambo a cependant salué les réformes entreprises par les Comores au cours de ces dernières années, notamment la réorganisation de l’Ecole de santé ( PHOTO) placée désormais sous la tutelle du ministère, le plan de redressement de la Pharmacie nationale autonome des Comores (PNAC) confrontée à une crise financière ainsi que la formation des paramédicaux.

« Je suis venu travailler pendant quelques jours pour mieux connaitre la réalité socio-économique et sanitaire des Comores », a déclaré le Dr. Sambo à la presse à l’issue d’une visite de l’Ecole de santé, de l’hôpital El-Maaroof et de la PNAC, lundi. Il a appelé les autorités comoriennes à prendre des mesures pour mieux faire face aux maladies liées à la nutrition. « Tous les pays ont le devoir de suivre le comportement alimentaire des populations, a-t-il dit, avant d’ajouter que des récentes études ont montré que les maladies cancéreuses, l’hypertension artérielle et les accidents sont dues en grande partie aux aliments consommés et dont le contrôle est devenu un véritable casse-tête dans plusieurs pays en développement.

Installée aux Comores en 1978, soit trois après l’indépendance de cet archipel, l’OMS s’efforçait à l’époque à accompagner le jeune Etat à disposer d’une politique national de santé après le départ de l’ancienne puissance colonisatrice.  « A l’époque, le pays de disposait de rien. Il fallait tout commencer. Il n’y avait pas assez de médecins ni de cadres de santé », se souvient le Dr. Mohamed Said, actuellement à la retraite.

La lutte contre le paludisme restera sans doute le cheval de bataille de l’OMS aux  Comores. Cette  maladie qui était la cause principale de mortalité en Afrique (et aux Comores également) a été en grande partie maitrisée dans cet archipel, explique un haut cadre de la santé.

A la fin des années 90, l’agence onusienne a aidé les Comores à élaborer  leur plan national de santé. Et depuis 2000, l’intervention de  l’OMS se fait à travers le programme unique du système des Nations-Unies. Les Comores ont ainsi beneficier de plusieurs programmes touchant entre autres la santé de la mère et de l’enfant et les recherches sur la santé publique.

Source : Albalad

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