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Education : Ces enseignants ''''prisonniers'''' de Mayotte
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Education : Ces enseignants ''''prisonniers'''' de Mayotte
Alors que des enseignants du second degré font des pieds et des mains pour être maintenus à Mayotte, d''''autres dans le primaire aimeraient participer aux mouvements nationaux, changer d''académie et quitter Mayotte. Un processus complexe aux règles obscures.
Mayotte est encore exclue du système informatique national des mutations, malgré son statut de département. Quitter Mayotte pour ces enseignants est donc un véritable parcours du combattant, les mutations étant accordées au compte goutte et selon des modalités complexes, voire « opaques » comme le dénonce le Snuipp, syndicat d''enseignants du premier degré.
Au cours de la deuxième phase de ce mouvement qui vient de s''achever, le syndicat enseignant a relevé de nombreux dysfonctionnements. Ainsi, certains enseignants sans diplôme auraient été nommés avant des collègues pourtant titulaires de ces mêmes diplômes. D''autres, sortant de l''IFM (institut de formation des maîtres), se sont vus attribués des postes avant même d''avoir eu le résultat de leur titularisation, par exemple.
Mais là où ça coince vraiment, c''est sur le peu de mutations accordées. Pour être muté, un enseignant du primaire doit obtenir ce qu''on appelle un ineat, accordé lorsqu''un poste est disponible dans une académie. Il doit également obtenir de l''académie où il se trouve une sorte d''autorisation de sortie, appelée exeat. Les enseignants de Mayotte ne pouvant participer au mouvement au travers du serveur national, on pourrait penser que l''obtention d''un ineat, donc d''un poste disponible dans une autre académie, ce qui n''est déjà pas simple à obtenir, pourrait suffire pour avoir l''exeat, l''autorisation de sortie, mais les choses ne sont pas si simples. La mutation est accordée en fonction d''un barême complexe dans lequel entrent en compte le niveau des diplômes, l''ancienneté, le rapprochement familial, la santé, etc.
Ainsi, au cours de ce second mouvement seuls 5 exeat ont été accordés et seulement pour raison médicale. « Un véritable scandale », s''insurge le Snuipp, alors que 33 demandes pour raisons médicales ont été faites, 15 autres pour rapprochements de conjoint « dont 7 ont effectués plus de 3 demandes ». En tout, ce sont 85 demandes qui ont été faites pour seulement 5 exeats accordés.
C''est tout cela que dénonce le Snuipp qui a lancé un mouvement de protestation pour ce mercredi 20 juin.
Source : Malango Actualité
 
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