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Madagascar-Élections : Débats sur la piste présidentielle
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Madagascar-Élections : Débats sur la piste présidentielle
Les avis des acteurs politiques divergent concernant la suggestion d’Andry Rajoelina faite mardi  d’organiser un scrutin au début de 2013.
Les acteurs politiques affichent la prudence par rapport à l''''idée avancée par Andry Rajoelina, président de la transition, pour tenir les élections en janvier 2013. « Nous allons encore réfléchir sur la situation. En tout cas, nous allons militer pour la tenue des élections avant le mois de novembre de cette année. Sinon, le code électoral prévoit le cas de force majeure », a indiqué Lanto Rakotomavo, présidente du parti Tanora malaGasy Vonona (TGV) et vice-présidente du Conseil supérieur de la transition (CST).
À entendre Lanto Rakotomavo, la direction de la formation politique fondée par Andry Rajoelina semble encore miser sur la tenue d''un scrutin avant la fin de l''année avant tout autre scénario. « Le problème n''est pas le calendrier en soi. Nous sommes pressés de sortir de la crise », lance-t-elle sans pour autant écarter la proposition présidentielle.
En dehors de la nature des élections à tenir (législatives, présidentielles, régionales, municipales), les acteurs politiques apportent des analyses différentes sur les propositions présidentielles. Andry Rajoelina avait émis deux pistes après avoir confirmé la position onusienne pour le respect d''un délai de huit mois pour l''organisation des élections.
Dans l''apaisement
Le président de la transition avait évoqué la recherche d''autres possibilités pour raccourcir encore le calendrier, à moins de trouver un accord entre les acteurs politiques pour tenir les scrutins en janvier 2013 à l''issue des huit mois selon l''estimation des experts de l''ONU.
Stanislas Zafilahy Rakotomandimby, vice-président du Congrès, membre de la mouvance Ravalomanana « ne croit pas » aux suggestions d’Andry Rajoelina. « Son annonce conforte ce que j''ai toujours dit : le régime n''a pas encore la volonté d''organiser une élection », avance-t-il. « Il propose un scrutin en janvier tout en sachant l''impossibilité d''un tel calendrier afin de mieux le repousser en mai dans le but d''étendre la transition », martèle-t-il.
Gatien Horace, membre de l''Observatoire de la vie publique (Sefafi), est catégorique dans son analyse. « Le code électoral prévoit les élections en dehors de la saison des pluies. Les consultations populaires devront être tenues à partir du mois de mai 2013 si on n''a pas la possibilité de les organiser avant le mois de novembre 2012 », soutient-il.
De son côté, Béatrice Atallah, présidente de la Commission électorale nationale indépendante pour la transition (CENIT) évite d''entrer dans les débats. Elle donne rendez-vous le 28 mai, délai fixé par la loi pour l''organe chargé de préparer et d''organiser les scrutins, pour dévoiler le calendrier électoral. « Nous travaillons d''arrache-pied pour assurer notre mission », souligne-t-elle.
(Photo : Le président de la transition (à g.) veut en finir avec la crise par le biais des élections).
(Source : Iloniaina Alain/L’Express de Madagascar)
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