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Madagascar-Antananarivo: Le SIDA reste un sujet délicat
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Madagascar-Antananarivo: Le SIDA reste un sujet délicat
Des jeunes se sont engagés pour réduire le fléau du SIDA, malgré un faible taux. Mais la sensibilisation doit être renforcée pour combattre la maladie.
Beaucoup restent à faire, malgré les différentes sensibilisations pour lutter contre le SIDA. « Une dame m''''a reproché de l''avoir discréditée, en lui donnant un préservatif. Un homme m''a demandé si le SIDA existait vraiment », a résumé Naomy Rakotoarisoa, bénévole de Respect and Unity 2012 samedi, après avoir effectué quelques kilomètres entre Ambatoroka et Mahamasina, pour informer et éduquer les gens sur le SIDA.
Malgré cette réticence, les hommes sont plus disposés à entamer la discussion que les femmes, sur les causes du SIDA, sa durée d''incubation et les centres de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA (PVVH). « Les femmes restent plus fermées sur le sujet. Plusieurs ont refusé de prendre le préservatif », ajoute Jessica Rabeson, une autre volontaire, lors d''une discussion entre filles.
Réticence
Aussi, la sexualité reste un sujet difficile à aborder en public. Pourtant, la situation s''avère inquiétante. « Nous avons choisi le thème du SIDA dans cette action car le bureau municipal d''hygiène nous a fait savoir que quatre nouveaux cas de SIDA sont enregistrés en moyenne, chaque mois dans leur centre », indique Irina Ralambomahay, responsable au sein de Respect and Unity Madagascar 2012.
« Mon mari va penser que je déshonore notre mariage, ou bien que je n''ai pas confiance en lui, si je rentre avec un préservatif à la maison. D''autant plus que ce sujet ne fait pas partie de nos conversations habituelles », argumente Hortensia, mère de famille issue de parents catholiques, habitant à Ambanidia. « Je vais prendre ce préservatif mais je dois le cacher pour ne pas créer de tension chez moi », confie Jérôme, agent de sécurité travaillant la nuit à Ambohijatovo.
Mais cette réticence n''a pas empêché les bénévoles d''épuiser leurs stocks de préservatifs et de flyers. « Nombreux ne voulaient pas prendre de préservatif. Mais d''autres les ont pris pour les mettre dans leurs poches », enchaîne Naomy Rakoto­arisoa.
Photo : Une des bénévoles de Respect and Unity expliquant les précautions à prendre pour éviter de contracter la maladie du SIDA.
Source : Vonjy Radasimalala/L’Express de Madagascar.
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