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Madagascar- Bois de rose : Une enquête parlementaire réclamée
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Madagascar- Bois de rose : Une enquête parlementaire réclamée
Le ministre des Hydrocarbures, Marcel Bernard assure l''''intérim de celui de l''environnement. Il demande une enquête sur la filière bois de rose.
Besoin d''éclaircissement. Depuis 2009, la filière bois de rose a fait couler beaucoup d''encre et a provoqué des remue-ménages tant sur le plan national qu''international. Des coupes et des exportations illicites ont été dénoncées par des acteurs locaux et des partenaires à l''étranger. Le ministre des Hydrocarbures, Marcel Bernard, intérimaire du ministre de l''environnement, Joseph Randriamiarisoa, a réclamé la réalisation d''une enquête parlementaire qui touchera tous les acteurs concernés par la filière, entre autres, les exportateurs et les services douaniers.
« Il est important de mener une enquête sur toutes ces actions illicites menées autour de la filière bois de rose afin de donner plus d''éclaircissements sur les tenants et aboutissants. Contrairement aux tortues ou caméléons, il est impossible de cacher du bois de rose de 180 à 200 kilos dans la poche », a déclaré le ministre des Hydrocarbures, vendredi, lors de la clôture de l''atelier National de Consultation Multipartite pour la préparation de la participation de Madagascar à la Conférence des Nations-Unies sur le Développement Durable. Cette enquête  devra porter sur la période fin 2008 jusqu''au moment présent, et ne devra avoir aucun état d''âme sur les différents acteurs concernés pour un véritable « toilettage » du ministère.
Réticence des bailleurs
Les manifestations du syndicat des corps forestiers, qui ont réagi après l''arrêté du 18 janvier portant sur la classification, la normalisation et l''exportation de produits forestiers, ont créé bon nombre de réactions. « Des arrêtés ont été publiés auparavant, comme du temps des Premiers ministres Monja Roindefo et Camille Vital, mais c''est maintenant seulement, après cet arrêté du 18 janvier, que les agents forestiers réagissent. Cela mène à penser si tout cela n''est pas piloté. Nous ne voulons défendre personne ni cautionner qui que ce soit, c''est pourquoi nous proposons que les parlementaires se penchent sur la période fin 2008 au moment présent », avance toujours le ministre Marcel Bernard.
Une tentative sans suite
La mise en œuvre d''une telle initiative sera une preuve pour les bailleurs d''une volonté des dirigeants à prioriser la protection de l''environnement. « Les bailleurs de fonds sont bien informés sur la situation. En ce moment, il y a un fort risque que le fonds alloué par la Banque mondiale soit bloqué.
Il y a quatre jours, des responsables ont demandé à ce que des éclaircissements soient faits, d''où la nécessité de cette enquête. En tant qu''originaire de Maroantsetra, où il existe des parcs nationaux, je suis jaloux de ce patrimoine, de cette biodiversité », termine le ministre avant d''ajouter qu'' « un seul exportateur de bois de rose intervient dans cette région depuis dix ans ».
L''idée d''une enquête parlementaire n''est pas nouvelle. Lorsque le membre du Congrès Ezechiel Razafindramaro, a été impliqué dans une affaire de bois de rose entraînant son emprisonnement, la proposition a été soulevée sans être concrétisée.
Par rapport à la réclamation du ministre intérimaire, ce dernier a noté qu''il était dommage que la mouvance Zafy n''ait pas désigné de parlementaires dans son quota, alors qu''ils auraient pu initier l''enquête, d''autant plus que la filière a toujours été un cheval de bataille pour le chef de la délégation.
(Photo : Marcel Bernard (à dr.) en discussion avec Manganirina Randrianarisoa, SG du ministère de l’Environnement. )
Source : Lantoniaina Razafindramiadana
L’Express de Madagascar.
 
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