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Madagascar : Des employés empêchent la saisie des biens de Tiko
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Madagascar : Des employés empêchent la saisie des biens de Tiko
Des agents de la direction générale des impôts n’ont pu effectuer de saisie, ni poser des scellés dans des usines de la société Tiko, propriétés de la famille du président déchu Marc Ravalomanana. Ils voulaient agir suite à un jugement de la Cour d’Appel malgache.
Les employés du groupe Tiko, propriété de la famille de l’ancien président de la République malgache, Marc Ravalomanana à Andranomane¬latra et Antsi¬rabe ne facilitent pas la tâche des agents de la direction générale des impôts. Ces derniers ont été autorisés à procéder à la saisie des biens dans ces deux unités, dans le cadre d’un recouvrement forcé.
Hier, mercredi 6 juin 2012, vers 9 heures, ils se sont groupés devant le portail de l’usine d’Andra¬nomanelatra, munis de banderoles revendiquant le dédommagement des dégâts matériels opérés dans les usines du groupe durant les échauffourées de 2009. Ils réclament aussi l’ouverture et la reprise des activités du groupe.
Au début, le calme régnait, puis l’atmosphère s’est tendue quand des sources ont indiqué que les fonctionnaires avaient quitté la ville d’Antsirabe pour rejoindre Andrano¬manelatra. Des pneus ont été brûlés devant le grand portail. Avec des élévateurs, des employés du groupe ont transporté des rondins de bois de pin pour servir de barrages. Les différents groupes se sont rassemblés pour former une foule, et les coups de sifflet se sont renforcés.
Remis à plus tard
A midi les agents ont été accueillis sous des huées. Ils ont expliqué qu’ils étaient venus « discuter avec les responsables de l’usine ». Les employés, de leur côté, ont tenu à rappeler « les autorités doivent aider à la relance des activités, et non permettre une destruction de l’usine comme ce qui s’est produit à Toamasina ou à Tana ».
Après plus d’une heure et demie d’échanges, les agents sont sortis du bureau, sans faire de déclaration. « Je suis tenu par l’obligation de réserve, je ne peux pas faire une déclaration publique », a soutenu le représentant de la Justice.
L’épée de Damoclès plane toujours sur le groupe Tiko.
Lantoniaina Razafindramiadana
(L’express de Madagascar)
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