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Madagascar - Feuille de route : Les politiques accusent le coup
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Madagascar - Feuille de route : Les politiques accusent le coup
Les dirigeants des formations politiques reconnaissent leurs torts. Mais chacun a sa propre analyse sur les parts de responsabilité des uns et des autres.
Les hommes politiques font profil bas. Des dirigeants des formations politiques reconnaissent leur responsabilité dans l’enlisement de la crise politique après les reproches à leur encontre émanant de divers horizons. « Je suis d’accord pour dire que la plupart d’entre nous ne sommes pas à la hauteur de la responsabilité qui devrait nous incomber », a déclaré Stanislas Zafilahy Rakotomandimby, vice-président du Congrès et membre de la mouvance Ravalomanana, dimanche.
Le vice-président de la Chambre basse réagit après les attaques qui se sont multipliées contre les acteurs politiques, ces derniers jours. La Troïka, organe de coopération de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et le Conseil chrétien des Eglises (FFKM), avaient, chacun, fustigé l’attitude, partisane, dans la résolution de la crise, vendredi. La veille, l’Observatoire de la vie publique (SEFAFI) est monté au créneau, déplorant le manque d’une volonté de sortie de crise, faute d’un signe allant dans ce sens pour aller aux élections.
D’autres dirigeants de formations politiques ne rejettent pas les accusations contre la classe politique dans la résolution de la crise. « Tout cela est malheureusement vrai. Nous sommes prêts à chercher une solution mais d’autres se montrent inflexibles sur leur position », indique Roger Ralison, membre du Conseil supérieur de la transition (CST) issu du Hery politika mitambatra (HPM), dissident de la mouvance Zafy et signataire de la Feuille de route. Stanislas Zafilahy Rakotomandimby, lui, dénonce un « double langage » des partisans d’Andry Rajoelina, président de la transition, « qui ne veulent pas, en fait, aller aux élections ».
La responsabilité de la société civile
De son côté, Elia Ravelomanantsoa, ministre de la Culture et du patrimoine, sans s’esquiver, élargit la responsabilité de la situation actuelle à la société civile. « Cette dernière n’assure pas d’une manière totale son rôle, laissant un vide dans lequel la politique s’est engouffrée pour occuper le terrain », regrette le membre de l’Espace de concertation politique (Escopol), constatant la réduction des actions de la société civile à l’interpellation.
Geste significatif
Le membre du gouvernement profite de l’occasion pour mettre la pression sur ses pairs. « Nous espérons un geste significatif des signataires de la Feuille de route pour prouver leur bonne foi dès cette semaine », lance-t-elle.Elia Ravelomanantsoa fait référence aux tractations pour la poursuite des discussions entre les signataires de la Feuille de route, mises entre parenthèse, la semaine dernière.
La mouvance Ravalomanana et les partisans d’Andry Rajoelina, président de la transition, avaient posé des conditions inconciliables pour la tenue du rendez- vous prévu vendredi, d’où son report. La réunion avortée était censée discuter des propositions concrètes de la mise en œuvre des dispositions de la Feuille de route dont les mesures d’apaisement.
(Source : Iloniaina Alain/ L’Express de Madagascar).
 
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