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Madagascar : L''enquête sur le bois de rose en attente
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Madagascar : L''enquête sur le bois de rose en attente
Accouchement difficile pour la commission d''''enquête parlementaire sur le trafic de bois de rose au Congrès. Pour une raison ou une autre, l''ajournement entretient la série de reports enregistrée, depuis un an.
L''enquête parlementaire sur le bois de rose reste un serpent de mer. Le Congrès de la transi¬tion n''arrive pas encore à mettre en place les commissions d''enquêtes parlementaires dont celle concernant le trafic du bois précieux, qu''il compte ériger.
La séance plénière censée mettre en place la commission d''enquête sur le trafic de bois de rose s''est terminée en queue de poisson, hier après-midi, à Tsim¬bazaza. Il en est de même de celle relative à la mise sur pied d''une commission d''enquête sur la gestion de la société Kraoma, sur les exploitations d''ilménites et celles de la tourmaline à Ikalamavony, quelques heures plus tôt.
Le quorum n''a pas été atteint lors de la première réunion sur les exploitations minières. Selon des indiscrétions, moins d''un tiers des parlementaires seulement ont été présents dans la matinée. « Nous étions en deçà de cela dans l''après-midi », confie un membre de la Chambre basse.
Un haut responsable d''un groupe parlementaire évoque plusieurs raisons pour expliquer le nouveau contretemps. « Plusieurs membres du Congrès se trouvent encore dans leur circonscription respective et n''ont pas pu regagner la capitale », affirme-t-il. Ce dernier laisse également entendre une baisse de motivation, « faute de décaissement des avantages alloués » aux parlementaires.
Un membre du bureau permanent livre une autre analyse de la situation. « Certes, les propositions de résolution de mise sur pied des commissions d''enquête parlementaire avaient été inscrites à l''ordre du jour à la suite de requêtes, mais certains ne veulent pas d’une telle initiative », lance-t-il, s''abstenant de li¬vrer d''autres détails. « De toute façon, on n''a pas assez de moyens pour le faire. Et on ne peut s''appuyer sur le gouvernement (…) À mon avis, il faudra attendre le nouveau régime pour procéder à de telles enquêtes », conclut-il.
Cellule de crise
L''idée de la mise sur pied d''une enquête parlementaire sur le trafic de bois de rose avait été évoquée depuis plusieurs mois au Parlement. Des membres de la Chambre basse avaient clamé une telle initiative après l''incarcération d''un de leurs pairs en juillet 2011. Mais la « Cellule de crise », dirigée par Jean Eugène Voninahitsy n''avait pas réussi à mener le projet à terme.
La « Cellule de crise » n''avait jamais pu inscrire à l''ordre du jour la proposition de résolution de mise en place de la commission d''enquête. Coïncidence ou réalité, le gouvernement avait mis les bouchées doubles pour convoquer des sessions extraordinaires pour faire adopter des projets de textes sur les élections, repoussant de fait l''examen du projet parlementaire.
Lors de la session en cours, le chamboulement des séances de questions-réponses avec l''Exécutif avait également conduit le Congrès à ajourner l''examen des projets de résolution. « Le nouveau projet d''ordre du jour est établi. Le bureau permanent va l''examiner incessamment », s''empresse d''assurer le membre du bureau permanent, pour couper court à toute spéculation autour du dossier de la commission d''enquête sur le bois de rose.
Iloniaina Alain
(Source : L’Express de Madagascar)
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