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Madagascar - Secteur minier : La production d''uranium attendra

26 mars 2012, 20:00

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Madagascar - Secteur minier : La production d''uranium attendra

Madagascar recèle de l''''uranium. Des gisements exploités par les Français sont actuellement récupérés par de nouvelles compagnies.

Pas avant trois ans. Madagascar n''intègrera pas de sitôt la liste des pays producteurs d''uranium, même si des compagnies ont investi depuis des années dans ce secteur. Il s''agit entre autres de Pan Africa Mining Corpo­ration Atomique SA, Petra, Pentana, K-Ozone : toutes en phase d''exploration. Le projet le plus avancé est celui de PAM Atomique dans la région sud à Tranomora Amboasary sud. Il a réalisé des forages et sondages sur les lieux. Le gisement exploité durant la période coloniale par les Français à travers la Commission sur l''énergie atomique a été abandonné. La phase de recherche devra encore s''étendre sur trois ans.

 « En collaboration avec l''Institut national des sciences et techniques nucléaires, nous procédons à des recherches sur une extension de gisement à Tranomora depuis 2006. Selon un programme basé sur des standards internationaux, et compte tenu de la période de stand by de deux ans à cause de la crise, les recherches devront encore durer trois années », indique une source proche du sujet. Pour cette compagnie, la production sera orientée vers l''exportation. Mais cette vocation pourra changer en fonction de la politique de l’État.

Pas de cadre juridique

La production pourra commencer dans deux ans. « La phase de production pourra commencer plus tôt que prévu si l’État appuie les compagnies qui s''y investissent. Madagascar peut figurer parmi les producteurs dans cinq ans », avance un technicien auprès de l''Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis). La production d''uranium requiert en effet des mesures de sécurité rigoureuses pour éviter les contaminations et la radioactivité. La création d''un cadre juridique et législatif s''avère nécessaire. « La filière uranifère est régie par le code minier.

Ce dernier stipule que l''octroi de permis repose sur l''intégration de l''Omnis et de l''INSTN dans le projet. Par contre, il ne détermine pas plusieurs points importants comme la protection des travailleurs par rapport aux substances radioactives. Le cadre juridique et législatif est donc important sur ce point », avance toujours la source proche du sujet.

Par rapport à l''élaboration de ce texte, un calendrier sera mis en place. Des techniciens malgaches suivent une formation sur l''exploration de l''uranium en vue de préparer le cadre juridique et législatif de Madagascar sur le nucléaire. Financée par l''agence internationale de l''énergie atomique, la formation s''est ouverte ce lundi matin à Andrainarivo. Au total, 36 techniciens en provenance de 18 pays africains participent à cette formation qui entre également dans le cadre de l''assistance technique de l''AIEA aux pays africains. « Nous sommes en train de préparer ce calendrier.

Ce cadre doit être instauré car il est incontestable que Madagascar ait besoin de l''énergie nucléaire, même pour pallier au problème énergétique », annonce Raoelina Andriambololona, officier national de liaison de l''Agence internationale de l''énergie atomique. « Madagascar bénéficie d''un appui technique de l''Agence internationale de l''énergie atomique dans l''élaboration de ce cadre juridique et législatif, outre l''amélioration des infrastructures techniques pour le contrôle des sites miniers uranifères », soutient Bonaventure Rasoanaivo, directeur général de l''Omnis lors de la cérémonie d''ouverture officielle de la formation, le 26 mars dernier. La formation dure jusqu’au 30 mars à l''hôtel Panorama.

(Photo : Ce gisement de Tranomaro a été déjà exploité par les Français).

Source :Lantoniaina Razafindramiadana, L’Express de Madagascar.

 

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