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Madagascar-Sommet de la SADC : Réunion d’urgence entre Rajoelina et Ravalomanana
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Madagascar-Sommet de la SADC : Réunion d’urgence entre Rajoelina et Ravalomanana
La SADC force la main aux deux principaux protagonistes de la crise. Cela pour qu’ils discutent des pierres d’achoppement sur l’application de la Feuille de route.
Le sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) valide le scénario de l’ouverture de discussions entre Andry Rajoelina, président de la transition, et l’ancien président Marc Ravalomanana, pour débloquer la situation. « Le Sommet a mandaté le médiateur de la SADC (l’ancien président mozambicain Joaquim Chissano. NDLR) et la Troïka de l''''Organe, afin de faciliter le dialogue et de convoquer une réunion entre Andry Rajoelina, président de HAT, et Marc Ravalomanana, ancien Président », a fait savoir le communiqué de l’instance suprême du bloc économique régional, qui s’est réunie à Luanda, vendredi.
Une question d’urgence
Le communiqué ne donne ni détails du contenu de la rencontre, ni calendrier et encore moins l’endroit où va se dérouler le rendez-vous. Il s’agit d’une «question d''urgence, afin d''assurer la pleine application de la Feuille de route et de créer un environnement propice à la tenue d’élections crédibles, libres et équitables », fait-il seulement savoir.
La rencontre devrait mettre sur la table les questions pendantes à l’application de la Feuille de route. Le cas de la mise en œuvre des mesures d’apaisement, l’amnistie, l’arrêt des poursuites judiciaires à connotation politique et le retour des exilés devront, entre autres, figurer à l’ordre du jour. En substance, il s’agit du règlement du cas de celui qui se trouve en exil en Afrique du Sud, point d’achoppement du processus de transition.
L’on ne sait si les deux rivaux vont évoquer leur candidature ou non aux élections présidentielles. Sur ce point, Andry Rajoelina avait montré un signe d’ouverture, contrairement à son discours habituel focalisé sur ses chances de gagner ou non le scrutin. Cette fois-ci, il a mis en avant « l’intérêt de la Nation ». Dans tous les cas, l’évolution de la situation va dans le sens du discours de Joao Honwana, directeur des affaires politiques de la division Afrique I (australe et orientale) à l’Organisation des Nations unies, insistant sur la nécessité du règlement des questions politiques avant la tenue des élections lors de sa visite en avril.
Préparation psychologique
La décision de la SADC matérialise les annonces faites par Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana avant le Sommet. Les deux personnalités avaient mis en avant leur disponibilité à discuter, un scénario improbable il y a quelques mois encore. Leur geste s’apparente à une préparation psychologique de l’opinion en vue de leur rencontre.
L’un des enseignements de l’initiative du bloc économique régional est la mise à l’écart des deux anciens présidents Didier Ratsiraka et Albert Zafy, du moins pour l’instant. Le cas du premier est compréhensible du fait de son choix de ne pas signer la Feuille de route. Par contre, l’exclusion de l’homme au chapeau de paille confirme la conclusion accordant le statut de principaux protagonistes de la crise au président de la transition et au chef de file de la mouvance Ravalomanana. La même analyse reste valable sur le poids des autres signataires de la Feuille de route.
Photo : Jose Eduardo dos Santos (à dr.), le président en exercice de la SADC et son secrétaire exécutif Tomaz Salomao.
Source : Iloniaina Alain/L’Express de Madagascar
 
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