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Pétrole en stock dans la région : et Mayotte ?
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Pétrole en stock dans la région : et Mayotte ?
Les découvertes de gisement de matières premières se suivent dans la région du Mozambique où pétrole et gaz se disputent la vedette. Mayotte serait-elle moins bien dotée, se demande Annette Lafond dans l’édition de Malango Actualité de ce vendredi 13 avril.
La Tanzanie a délivré le mois dernier 26 licences d’exploration de réserve de gaz et des firmes britanniques ont découvert à 40 km des côtes sud du pays un nouveau puits, le Kénya annonçait le 26 mars la découverte de pétrole par la compagnie britannique Tullow Oil, et l''''Union des Comores vient de délivrer, fin mars,  sa première licence d''exploration d''hydrocarbures dans ses eaux territoriales, dans une zone proche des eaux du Mozambique.
Les petits puits deviennent rentables…
Cette nouvelle course aux licences correspond à une période de montée des prix de l’or noir : les petits puits, ceux dont l’accès difficile nécessitent de coûteux forages en déviation, ou trop profonds redeviennent rentables dès lors que le pétrole flambe, il est depuis un an autour de 110$ le baril contre 50 $ en 2005.
La journaliste de Malango Actualié  s’est interrogée sur la qualité des sous sol mahorais en la matière... première. C’est le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) qui a répondu : « nous avons seulement implanté des sismographes pour de simples enregistrements en vue de prévenir les risques en matière de séismes ». Comme en a connu Mayotte en septembre 2011.
Or, les études sismiques permettent de connaître la qualité du sous sol en envoyant des ondes qui traversent les différentes couches géologiques, avant d’être renvoyées à des fréquences de propagation propres à chaque structure traversée. Ainsi, il est permis de cerner si le sous-sol est propice ou non (présence d’un dôme anticlinal par exemple) à la retenue de pétrole.
Puiser dans ses ressources…propres !
En octobre 2010, un hélicoptère avait baladé au dessus du sous-sol mahorais une boucle composée d’émetteurs électromagnétiques qui envoyaient des ondes vers le sol et le sous-sol (jusqu’à 200 m de profondeur), et de capteurs qui les réceptionnaient. Une cartographie de Mayotte au 1/25.000 avait ainsi été réalisée par le BRGM. « Nous sommes sur une roche volcanique à Mayotte et non sédimentaire, donc peu propice à la présence de pétrole » explique M. Tardier du GRGM.
« En attendant de sonder le lagon et la Zone économique exclusive de 74 000 km2, Mayotte devra se contenter de puiser dans ses ressources… propres pour ancrer son développement économique. Mais malgré l’absence de pétrole, les idées ont du mal à venir », conclut Annette Lafond.
Source : Anette Lafond, Malango Actualité.
 
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