Publicité

Ruisseau du Pouce

Une trentaine de marchands se réunissent ce matin

12 février 2024, 11:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Une trentaine de marchands se réunissent ce matin

Les étals de ruisseau du Pouce. Les marchands ne sont pas contre un relogement mais ils demandent un «endroit convenable» © Kiranchand Sookrah

Les marchands du ruisseau du Pouce sont remontés. Pour cause : leur relogement au Victoria Urban Terminal (VUT). Or, ils expliquent que plusieurs de leurs collègues y sont allés travailler sans succès. Aujourd’hui, ils demandent à la mairie de Port-Louis de trouver un lieu qui est plus accessible au public. En attendant de trouver un terrain d’entente, une trentaine de marchands comptent se réunir ce matin à 10 h 30 pour discuter de la marche à suivre.

Selon Jheelany Seeruttun, le représentant des marchands au ruisseau du Pouce qui exerce en ce lieu depuis 17 ans, leurs soucis ont débuté après les inondations meurtrières à Port-Louis en 2013. «Depuis ces inondations de 2013, nous sommes persécutés et on nous force à quitter les lieux. Nous n’avons jamais eu de problème ici.» Il relate qu’en 17 ans, les seules fois où ce lieu a été inondé étaient en mars 2013 et en janvier de cette année. «Nous ne sommes pas contre un relogement, mais il nous faut un endroit convenable.»

Sa crainte émane des récits des marchands qui se sont installés au VUT, mais qui ont dû faire marche arrière. Étals trop petits et public absent faisaient partie des problèmes les plus courants. «J’ai soulevé ce point avec le maire de Port- Louis vendredi. Mo’nn dir li ki latab dan so biro pli gran ki latab dan Urban Terminal… Il n’a pas réfuté mes propos, disant même être au courant», confie notre interlocuteur.

Jheelany Seeruttun se demande aussi pourquoi l’ordre d’évacuation ne concerne que les marchands alors que d’autres structures et bâtiments posent problème aussi. «Pourquoi devrons-nous tout subir en silence ? Nous acceptons d’être relogés mais à condition d’avoir un endroit où on pourra continuer à faire vivre notre famille», martèle-t-il.